Certains se forgeront une renomm�e par les atrocit�s auxquelles ils se livreront, aussi bien sur la population que sur les occupants. Les Français, qui avaient affaire à une hydre à mille têtes, ne manquaient pourtant pas de partisans, qu'on appelait afrancesados. Celui-ci convoqua le père et le fils à la conférence de Bayonne (avril – mai 1808). Outre-Atlantique, les colonies américaines en profitèrent pour se soustraire à l'Empire espagnol, après plusieurs guerres d'indépendance, depuis celle du Venezuela qui commença dès 1810 jusqu'à la fin de la guerre hispano-américaine en 1898. Abandonn�s sur le champ de bataille, souffrant atrocement de la soif, ils mettent parfois plusieurs jours � mourir. Tellement invraisemblables, qu'elles sont difficiles � imaginer. L'Espagne est pourtant l'alliée de la France, pour le meilleur, mais aussi pour le pire, comme l'a montré la défaite navale de Trafalgar en 1805. 200 000 hommes (1813). Les batteries de huit pi�ces se mettent en place dans le tohu-bohu des ordres hurl�s, des chevaux hennissant, des cadavres pi�tin�s, des bless�s � l'abandon, des aides de camp caracolant d'une autorit� � l'autre, tout cela dans une confusion apparente, mais avec la redoutable efficacit� d'une m�canique bien huil�e. Le royaume de Westphalie est repr�sent� par un r�giment de chevau-l�gers, et la principaut� de Berg par un escadron. Cet encha�nement de l'action et de la r�pression ne fait qu'accro�tre la x�nophobie des populations. La poursuite de l'ennemi s'av�re d�mentielle. Des cantini�res s'installent, inscrivant sur leur porte les noms des meilleurs restaurants de Paris. D�pit�s de ne pas trouver de tr�sors, les soldats exhument les cadavres et les tra�nent dans la poussi�re. Il n'a pas le choix : il ne peut �tre que brave ou l�che, jamais indiff�rent. Les boulets pleins, qui sont de la grosseur d'une boule de p�tanque pour une pi�ce de quatre, arrachent les membres, perforent les troncs des hommes et ceux des chevaux. Triste et taciturne, il leur semble fier, m�prisant, imbu de sa personne, convaincu de la justesse de la cause qu'il d�fend, pr�t � tout sacrifier pour elle. Sous prétexte d’envoyer des renforts à Junot, il fit entrer en Espagne une armée commandée par Murat comme l'y autorisait le traité de Fontainebleau. Be the first. Pour qui se bat-on ? Les prêtres espagnols appelaient leurs fidèles à la croisade contre les Français. Ils harc�lent les lignes de communication. On n'a pas pu les emmener, mais on a trouv� les moyens pour transporter le produit des rapines, ainsi que de belles Castillanes. Cette Constitution a été appliquée à Naples et à Turin et a influencé la Russie, dans la mesure où cette constitution s'appliquait aussi aux colonies espagnoles d'Amérique (Indes occidentales)et d'Asie. Related Subjects: (5) Guerre d'Espagne, 1807-1814 -- Espagne. ». Le roi déchu en appela à l’arbitrage de Napoléon. Le soldat impérial se recruta donc par la conscription ; la législation disposait, depuis 1796, qu'un service militaire personnel et obligatoire s'imposait à tout Français âgé de 20 à 25 ans. Napol�on, qui a compris l'importance qu'ils attachaient � la reconnaissance publique, sait les mettre en valeur, flatter leur ego. Les r�actions fran�aises sont parfois terribles. L'Empereur n'a-t-il pas lib�ralement distribu� des royaumes � ses fr�res et s�urs ? Avec la poussi�re, que les projectiles soul�vent en heurtant le sol sec et friable, et celle que provoque le pi�tinement de milliers de chevaux, elle forme des nuages qui occultent les �volutions des troupes. de 200.000 vieux soldats en Espagne le rendait presque trop faible en Europe Centrale. La bataille engag�e, il ne se pose plus de questions. Mais ce n’était que le dernier sursaut. Ayant fait le plein de batailles, de blessures, d'h�ro�sme, ils sont fatigu�s. 300 000 hommes (1812) Le bruit est infernal, la visibilit� incertaine. Bien au-del� de tout ce que l'on peut imaginer. Rien ne saurait arr�ter cet imp�tueux mouvement vers l'avant, cette furia fran�aise qui transporte les cavaliers ! Sec, la mine patibulaire, le regard sombre, imp�n�trable, l'Espagnol surprend les Fran�ais par son attitude hi�ratique et fig�e. La perte de toutes communications avec ses colonies d’outre-mer lui fit rechercher des compensations territoriales sur le royaume voisin du Portugal, avec le soutien de Napoléon. Bessi�res fait raser Torquemada o� l'Empereur a �t� br�l� en effigie. Sans �tre totalement st�r�otyp�es, les trente-huit batailles majeures, que les Imp�riaux vont livrer, se d�rouleront de mani�re similaire. 212 000 hommes (sans inclure les milices), 217 000 hommes (restant 83 000 hommes sous Soult et Suchet), Jean-Philippe Imbach, « Le Duc de Fer : L'armée anglaise en Espagne », revue. Certes, l'esprit de corps subsiste, mais le but poursuivi devient de plus en plus flou. Soldats polonais en Espagne 1808-1812. La France perdit près de 217 000 hommes et l'Espagne environ 390 000 dans les rangs militaires (avec 700 000 civils de plus, selon certaines estimations[Lesquelles ?][réf. L’Espagne fut un piège et un boulet pour la politique expansionniste de l’empereur. Le traité de San Ildefonso signé par le prince Manuel Godoy en 1796, avait fait de l’Espagne une fidèle alliée de la France napoléonienne, et c’est avec la marine française que la flotte espagnole subit la terrible défaite de Trafalgar en 1805. Mémorialistes, historiens, sociologues, hommes de lettre, ont étudié, analysé, décortiqué la guerre que l'armée impériale a menée dans la Péninsule ibérique, de 1807 à 1814. Or, la l�chet�, c'est la honte, l'infamie. D�s qu'ils sont trop nombreux, ils ont peu d'espoir d'�tre �vacu�s. Il ne pourra pas faire moins que de conc�der � ses mar�chaux les conqu�tes qu'ils vont faire dans cette p�ninsule qu'il jugent, � tort, affaiblie. Ce fut une guerre de professionnels pour les Anglais, et une guerre d'usure pour les Français. Confondant le nationalisme et le religieux, la doctrine qu'ils propagent n'est pas sans rappeler l'�pret� de la croisade contre les Maures. Partout pr�sents, les pr�tres enflamment les fid�les par leurs pr�ches dirig�s contre l'envahisseur h�r�tique. Les vainqueurs se r�pandent alors dans la ville. Une division d'infanterie s'est d�ploy�e sur chacune des ailes. Les soldats des arm�es d'Espagne et du Portugal ont souffert. Ce que la politique conseille, la justice l’autorise ! Les habitants fuient les villes mises � sac et d�vast�es. D'un d�vouement exemplaire � la France au cours des campagnes men�es en Europe du nord, ils d�serteront en grand nombre en Espagne, pr�f�rant rejoindre les rangs de l'arm�e anglaise, dont la solde et les conditions de vie leur paraissent plus int�ressantes. Incendiant des maisons, profanant les �glises, brutalisant la population, il la mettent � sac. Si les Français remportaient régulièrement des victoires contre l’armée régulière espagnole et prenaient d’assaut les villes, ils peinaient contre les petits groupes de résistants embusqués qui les harcelaient. Cependant, il ouvrit également une ère de guerres civiles entre les partisans de l'absolutisme et du libéralisme, appelées guerres carlistes, qui allaient s'étendre au long du XIXe siècle et qui marquèrent l'évolution du pays. Au combat, bien s�r ! De retour dans leurs foyers, les survivants se sont parfois mur�s dans un silence qui en disait long sur les �preuves qu'ils venaient de subir. Apr�s chacune de leurs d�faites, les arm�es espagnoles viendront s'y reconstituer. ", Le capitaine Marcel a vu des soldats "cribl�s de coups de lance, mutil�s, empal�s vifs, crucifi�s ou sci�s entre deux planches. Afin d'éviter la contrebande des produits britanniques, Napoléon ne peut laisser une telle brèche dans les frontières maritimes de l'Europe continentale. De quoi nourrir vos convictions personnelles avec la référence Les Soldats De Napoleon si la seconde main fait partie intégrante de vos habitudes d'achat. Passages oblig�s, ils seront de v�ritables pi�ges pour les convois logistiques et les petits d�tachements de l'arm�e imp�riale. Les Suisses sont des mercenaires, qui ont �t� recrut�s par l'Espagne. Les zones les plus difficiles d'acc�s serviront de sanctuaires. Peuple guerrier dont les anc�tres ib�res passaient d�j�, � l'�poque romaine, pour les plus belliqueux des barbares, les Espagnols utilisent, d'instinct, la gu�rilla pour lutter contre l'invasion et l'ing�rence �trang�res. Miguel Ricardo de Álava Napoléon veut contrôler le Portugal. Sans esprit d'entraide, se jalousant les uns les autres, r�ticents � se pr�ter assistance, ils n'h�sitent m�me plus � se faire tort, quand l'occasion se pr�sente. », « Je mettrai alors la couronne d’Espagne sur ma tête, et je saurai la faire respecter des méchants : car Dieu m’a donné la force et le caractère pour surmonter tous les obstacles. Lorsque Napol�on quitte l'Espagne, en janvier 1809, apr�s seulement deux mois et demi de pr�sence, il laisse la p�ninsule dans une situation qui lui para�t claire, mais qui est pleine d'ambigu�t� pour ses troupes. Add tags for "Les soldats de Napoléon en Espagne et au Portugal, 1807-1814". Plon. Pour les soldats d'Espagne, il n'y a rien. Le sabre des dragons et des cuirassiers peut piquer lui aussi, mais les cavaliers ont appris � le manier pour couper, fendre les visages, faire �clater les t�tes, d�membrer, ouvrir les poitrines, �ventrer� Droit ou incurv�, il est assez court, ce qui oblige le sabreur � se pencher et � se d�couvrir pour porter son coup. Mieux vaudrait qu'ils aient �t� tu�s, car le sursis qui leur est accord� n'est qu'une p�riode d'intenses souffrances, avec, de toute fa�on, la mort au bout. Messagers de la R�volution, ils restaient conservateurs dans l'�me. La guerre dans la péninsule ibérique a été une guerre d'indépendance pour les Espagnols et les Portugais, qui l'ont vécue comme une croisade. Vivant comme des m�cr�ants, ils pouvaient �tre d'une cr�dulit� �tonnante. Elle fut abrogée et rétablie deux fois. Lorsque Napoléon quitte l'Espagne, en janvier 1809, après seulement deux mois et demi de présence, il laisse la péninsule dans une situation qui lui paraît claire, mais qui est pleine d'ambiguïté pour ses troupes. Les femmes, qui pr�parent les repas des soldats, les empoisonnent. Jean-Claude Lorblanchès. ", Les Espagnols qui servent dans les rangs fran�ais ont droit aux traitements les plus horribles. Selon certains, Napoléon se serait désintéressé de ce théâtre d'opérations[10]. Paris, France : L'Harmattan, ©2007 (OCoLC)594072580 Online version: Lorblanchès, Jean-Claude. Deux heures plus tard, l'artillerie prend position sur un mamelon qui vient d'�tre conquis de vive force. Le soldat ne se contente pas de vider les caves. Assumant les t�ches les plus ingrates, les femmes du peuple leur semblent rel�gu�es � un r�le purement utilitaire. La ba�onnette des fantassins ne fait que piquer, mais elle est d'un maniement plus facile, et donc d'une plus grande pr�cision. S'accommodant des occupations habituelles des partisans, notamment des paysans qui peuvent continuer � cultiver leurs champs, elle leur �pargne la rigueur de la discipline de l'arm�e r�guli�re, dont la hi�rarchie est peu estim�e. L’insurrection se généralisa à tout le pays après que Napoléon eut obtenu l’abdication du roi d’Espagne au profit du frère de l’empereur, Joseph. Certainement pas pour les mar�chaux, qui n'ont ni son aura ni son charisme. Le 2 mai 1808, les habitants de Madrid se soulèvent contre l'occupant français. Dans les h�pitaux, il n'y a pas d'infirmiers fran�ais, et les Espagnols massacrent bless�s et malades d�s que l'occasion se pr�sente. L'Empereur exerce sur ses soldats un ascendant extraordinaire. Pendant la période relativement paisible du Consulat, le 1… Le danger vient de partout. Deux divisions italiennes, une division polonaise, et une division allemande, constituent le gros des effectifs. Les soldats de Napoléon en Espagne et au Portugal: 1807-1814 (French Edition) [Lorblanchès, Jeanclaude] on Amazon.com. Il ne comprend pas que le pillage soit autoris� un jour et interdit le lendemain. Portant les cheveux longs, li�s en queue de cheval par un ruban noir, avec une tresse de chaque c�t� du visage, pour prot�ger cou et oreilles des coups de sabre, ces v�t�rans arborent de longs favoris, taill�s "en crosse de pistolet", et d'�normes moustaches "� la gauloise". S'�levant au-dessus des emplacements de batteries, dispers�e par le vent, cette fum�e se r�pand sur tout le champ de bataille. Ceux-l� sont promis � une mort certaine. La plupart des maisons �tant en briques et � plusieurs niveaux, ils d�molissent les escaliers, et les remplacent par des �chelles qu'ils retirent quand les Fran�ais se pr�sentent. Les soldats de Napoléon en Espagne et au Portugal: 1807-1814. Une perturbation sociale et la destruction des infrastructures de l'industrie et de l'agriculture mirent en faillite l'État. L'Espagne est le pays des extr�mes : "Neuf mois d'hiver, trois mois d'enfer". Les paysages sont rudes, les �carts de temp�rature surprenants, les conditions de vie �pouvantables. Les soldats de Napoléon en Espagne et au Portugal par Jean-Claude Lorblanchès aux éditions L'Harmattan. On en retrouve �gorg�s, avec les parties g�nitales dans la bouche, d'autres qui n'ont plus d'yeux ou de langue, le nez, les oreilles et les ongles arrach�s. Il se tient lui-m�me au centre, avec la cavalerie et la r�serve. On mit le feu � cet �il charg� comme un pistolet et l'explosion de la poudre fit sauter le cr�ne de l'infortun� prisonnier.". L'Espagne depuis 1795 est en paix avec la France; son alliance avec la Fran… Le 18 juillet 1808, le général Pierre Dupont de l'Étang et ses 20 000 hommes furent vaincus près de la petite ville andalouse de Bailén. sans le patriotisme, que je serais las du premier de tous les m�tiers... Il faut aimer la gloire, car nous n'avons que cela, et nous l'achetons bien cher.". Pour l'honneur. Editions L'Harmattan, 01.01.2007 - 540 Seiten. En 1811, Napoléon dispose, en Espagne, de plus de trois cent soixante mille hommes, mais ces effectifs sont dispersés et, surtout, ils ne sont pas placés sous un commandement unique. Leurs coups sont ex�cut�s en souplesse, par surprise, du fort au faible, sans faire de quartiers : la gu�rilla ne capture pas de prisonniers, sauf parfois des femmes, qui sont nombreuses dans le sillage des arm�es napol�oniennes. En route vers l… Pour combler ses pertes et se renforcer, la Grande Arm�e a d�, d�s l'�t� 1807, faire appel � des contingents de plus en plus importants de soldats d'origine �trang�re. L’échec de Masséna devant Torres Vedras et les succès de Wellington ont aussi été expliqués par le manque de moyens accordés par Napoléon et la décentralisation du commandement des différentes armées françaises dans la péninsule dirigées de fait depuis Paris[9]. C'est dans le cadre s�v�re, �trangement sauvage, de la meseta centrale, que se d�rouleront les principales batailles. Annales historiques de la Révolution française 351 | janvier-mars 2008 Varia Jean-Claude Lorblanchès, Les soldats de Napoléon en Espagne et au Portugal (1807-1814) Paris, L’Harmattan, 540 p., 2007, ISBN 978-2-296-02477-9, 38 €. Non seulement du terrain et des hommes, mais aussi de la nourriture, � laquelle il ne parvient pas � s'habituer ; du vin, fort et cors�, qui le rend fou ; de l'eau, de mauvaise qualit� ; des poux, qui transmettent le typhus ; des moustiques, vecteurs du paludisme ; de la fi�vre jaune, qui r�appara�t fin 1810... Mais le plus grand danger, c'est le gu�rillero. Mais l'�pop�e que l'arm�e imp�riale s'est elle-m�me forg�e, avec ses symboles et ses l�gendes. Le combat est d'une autre nature. La combustion est lente, le feu ne peut pas �tre �teint, et la fum�e d�gag�e est particuli�rement �cre et �paisse. Bugeaud, le futur pacificateur de l'Alg�rie, s'interroge :"Quand cesserons-nous de tourmenter le monde ? Le commissaire des guerres Vosgien est sci� en morceaux. Le guet-apens de Bayonne déclencha l’embrasement de l’Espagne. Les mar�chaux eux-m�mes se servent lib�ralement, aussi bien dans les mus�es que dans les palais. Au-del� de Salamanque, les fantassins, qui n'ont ni linge ni v�tements de rechange, et dont les chaussures ont trop souvent �t� aspir�es dans des torrents de boue, commencent � marcher � la d�bandade. Dans le monast�re de las Huelgas, reconverti en �curies, ceux des anciens rois sont forc�s. L'�go�sme des chefs, qui privil�gient leurs int�r�ts personnels, d�teint sur lui. Apr�s les rudes campagnes qu'ils m�nent depuis une quinzaine d'ann�es, les chefs de l'arm�e estiment qu'il est temps de toucher les dividendes des sacrifices qu'ils ont consentis. C'est un leurre, car, quelques mois plus tard, les corps d'arm�e qui d�ferlent sur la P�ninsule dans le sillage de Napol�on, ont une tout autre allure. ", Le g�n�ral Ren� est jet� dans une cuve d'huile bouillante. Il doit rester fid�le � cette gloire, que le vieux briscard estime avoir acquise ; et que la jeune recrue ambitionne d'acqu�rir � son tour. S'il est bless�, il a peu de chance d'�tre soign�, mais la quasi certitude de mourir de faim et d'inanition. Wellington en profita et pénétra à Madrid le 12 août 1812[12], les troupes britanniques, espagnoles et portugaises ayant battu les troupes françaises lors de la bataille de Salamanque, le 22 juillet. Les Espagnols gardent un fier souvenir de cette guerre. Sans cesse les guides �taient surpris conduisant par de mauvaises routes. Similar Items. Leur contrat stipulant qu'ils ne peuvent pas se battre entre eux, presque tous rallieront l'arm�e de la Junte. En effet, la monarchie portugaise était un fidèle allié du Royaume-Uni et refusait de fermer ses ports aux navires anglais. Ferdinand, devenu Ferdinand VII, prit le pouvoir. La guerre commença en 1808 lorsque Madrid se souleva contre l’armée française occupant la capitale espagnole. Une thèse tout à fait contestable dans la mesure où la guérilla est la conséquence logique d'une guerre asymétrique. Tout lui para�t possible ; tout lui semble permis. Grande animatrice de la résistance, l’Église catholique retrouva une nouvelle vigueur. Joachim Murat En remerciement des services rendus, ils ne se contentent plus d'honneurs. Aux yeux des Français, l'Espagne est en 1808 un pays archaïque, terre d'hidalgos et de couvents, royaume décadent vivant dans la nostalgie du siècle d'or. Les soldats de Napoléon en Espagne et au Portugal: 1807-1814. À la suite des graves échecs subis par l'armée française durant l'année 1808, Napoléon décida d'intervenir personnellement avec une partie de la Grande Armée venue d'Allemagne. Les mar�chaux ont perdu l'habitude d'agir dans l'int�r�t commun. L’armée française était partout attaquée. Ce ne sont pas de grands id�aux patriotiques qui motivent le soldat. France -- Histoire militaire -- 1789-1815. Ce ne sont plus de jeunes recrues imberbes. Habitué à sa popularité et à la docilité de l’Italie et des Polonais, Napoléon pensait que les afrancesados (les partisans des Français) constituaient la majorité des Espagnols, ce en quoi il se trompait[4]. Sur le front politique intérieur, le conflit forgea l'identité nationale espagnole et ouvrit les portes au constitutionnalisme, initié dans les premières constitutions du pays, le statut bonapartiste de Bayonne et la Constitution de Cadix. La guerre dans la péninsule Ibérique a été une guerre d'indépendance pour les Espagnols et les Portugais. Napoléon comprit sa défaite et accepta, par le traité de Valençay, le retour de l’ancien roi d’Espagne, Ferdinand VII, dans son royaume. Le 4 décembre 1808, dans une proclamation qu’il adressa aux habitants, il menaça de traiter l’Espagne en pays conquis, si elle persistait à ne pas reconnaître Joseph Napoléon pour roi[5]. On entendait les cris des vainqueurs et des vaincus ; ici la victoire, l� le d�sordre et la fuite ; amis et ennemis combattaient tous p�le-m�le et sans ordre. � Sainte-H�l�ne, Napol�on confiera am�rement � Las Cases : "Ils avaient bu � la coupe des jouissances et d�sormais ils ne demandaient que du repos, ils l'eussent achet� � tout prix." Les soldats de Napol�on en Espagne et au Portugal. Originaires de pays conquis, alli�s ou vassaux de la France, ils appartiennent � une quinzaine de nations. De couleur jaun�tre, on les remarque � peine, car ils s'int�grent au terrain, uniforme, nu, faiblement vallonn�. Ennemis parfaitement identifi�s, ils seront honnis et combattus sans piti�. 13 nov. 2020 - Explorez le tableau « Napoleon Espagne » de Patrice, auquel 136 utilisateurs de Pinterest sont abonnés. Elle est en partie inspirée de la Constitution française de 1791 puisqu'elle opte pour un monocaméralisme et est aussi inspirée de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Paris, Editions Autrement, 2005 Cote : H (44) 3.08 smith 2007 LORBLANCHES Soldats de napoléon en Espagne et au Portugal, 1807-1814 / Jean-Claude Lorblanchès. Un peu plus tard, victorieux � Alba de Tormes, les cavaliers refuseront la reddition de quinze cents Espagnols qu'ils passeront au fil de l'�p�e ou �gorgeront au cri de Tamames ! Les soldats de Napoléon en Espagne et au Portugal : La guerre dans la péninsule ibérique a été une guerre d'indépendance pour les Espagnols et les Portugais, qui l'ont vécue comme une croisade. Les grenadiers et fusiliers progressent sous le couvert des nuages de poussi�re que soul�vent les cavaliers de l'avant-garde sur le sol crayeux et sec. Cette petite guerre leur convient parfaitement. Rien, si ce n'est un carr� d'infanterie. Lors de la campagne d’Essling-Wagram en 1809, il réalisa qu’il était tout juste assez fort … Joseph Bonaparte n'a pas l'autorité suffisante pour s'imposer à des maréchaux qui se jalousent les uns les autres et répugnent à des actions concertées. Durant quatre ans, ils ont d� supporter les pires vicissitudes. Pourtant, ils ne manifestent aucune acrimonie envers le "Petit Caporal". Il confie au maréchal Masséna la conduite de la troisième invasion napoléonienne au Portugal, la coalition anglo-portugaise étant commandée par Wellington. Perclus de fatigue par la marche d'approche, affam�, assoiff�, le soldat est transfigur� d�s que le premier coup de canon est tir�. L'Empereur lui-m�me n'a-t-il pas oubli� ses soldats d'Espagne ? � peine les Fran�ais se sont-ils enfonc�s dans le labyrinthe des rues �troites qu'ils sont assaillis de toutes parts par des Espagnols en furie. Langue de travail, le fran�ais s'impose comme langue de communication europ�enne. Non seulement pour obtenir des renseignements, mais aussi et surtout pour les faire souffrir le plus possible, avant de les mettre � mort. Certains ont r�dig� leurs m�moires. Soldats de Napoléon en Espagne et au Portugal, 1807-1814. Il y a de tout parmi eux, et le pire y c�toie le meilleur. Mais il ne put y rester longtemps. L'assaut d'une place forte est g�n�ralement la phase ultime d'un si�ge. De son côté, le général Junot dut évacuer le Portugal face à l’offensive des Britanniques du futur duc de Wellington. Les Espagnols renforcent les d�fenses, non seulement du mur d'enceinte, des bastions et des redoutes, mais aussi des rues, des venelles et des maisons. Deux sur cinq sont morts, tu�s au combat, des suites de blessures, ou de maladies. Femmes dans la guerre d'Espagne.

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